Le cacao

La culture du cacao est la principale source de revenus de plus de 5,5 millions d'agriculteurs dans les pays en développement et assure la subsistance de plus de 14 millions de personnes.

La culture du cacao n’est pas aisée. Le cacaoyer est une plante délicate et sensible, que les paysans doivent protéger du vent, du soleil, des parasites et des maladies. Moyennant des soins appropriés, les cacaoyers atteignent leur meilleur niveau de production pendant leur cinquième année et ils peuvent maintenir ce niveau de production pendant 10 à 15 ans. Les fèves récoltées sont ensuite fermentées et séchées avant l’exportation. Ces étapes sont très importantes pour garantir une bonne qualité du cacao et ensuite du chocolat. Pourtant, en dépit de ce dur labeur, les paysans tirent peu de bénéfices du commerce mondial du cacao. 

Les maladies et l’âge endommagent les cacaoyers et le nombre de paysans producteurs diminue, comme les gains financiers sont très limités, les jeunes ne souhaitent pas poursuivre cette culture. Les producteurs demeurent dans la pauvreté car leurs revenus sont insuffisants pour faire face à l’augmentation des coûts d’une production durable et à leurs dépenses quotidiennes. Comme le cacao est produit dans un contexte d’extrême pauvreté, les planteurs sont souvent forcés à chercher d’autres stratégies de survie, ce qui mène à des taux élevés de déforestation, le travail forcé des enfants et bien d’autres problèmes. 

Plus de 70 % de la production mondiale de cacao provient de l’Afrique de l’Ouest. Les principaux pays producteurs sont la Côte d’Ivoire et le Ghana, suivis de l’Indonésie, du Nigéria, du Brésil, du Cameroun et de l’Equateur. Environ 90% de la production est cultivée sur de petites exploitations familiales, pour lesquelles le cacao est la principale source de revenu. Le marché est dominé par une poignée de multinationales : trois entreprises représentant presque 60% de la transformation mondiale de fèves de cacao. Dans ce contexte, les difficultés qu'affronte la filière sont complexes.

1. Les grands défis de la filière du cacao 

Des revenus insuffisants et incertains pour les petits producteurs de cacao

Sur le marché mondial du cacao, les prix peuvent être très bas, entraînant un appauvrissement inexorable des petits producteurs et productrices.

Même quand les cours du marché sont à la hausse, les producteurs n’en bénéficient pas forcément assez, les profits pouvant être captés par de nombreux intermédiaires commerciaux.

Les producteurs de cacao sont donc loin d’avoir des revenus suffisants pour subvenir à leurs besoins. Ils vivent souvent nettement en-dessous du seuil d’extrême pauvreté, établi à 1,90 $ par jour. S'ajoutent à ces préoccupations économiques des conditions de travail très difficiles – voire dangereuses – dans les plantations de cacao. Sans perspectives d'avenir satisfaisantes, de plus en plus de jeunes partent s'établir dans les grandes villes, abandonnant la culture du cacao.

L’exploitation des enfants

Le travail des enfants se maintient à des niveaux très élevés dans le secteur cacaoyer, avec environ 2,1 millions d’enfants travaillant dans les champs rien qu’en Côte d’Ivoire et au Ghana.

Les sacs et les récipients d’eau très lourds leur abîment le dos, les machettes et d’autres outils les blessent, les pesticides leur gonflent le visage, tandis que des insectes et des serpents dangereux sont omniprésents. Une grande majorité des enfants arrivent par milliers du Mali, du Burkina Faso, du Togo ou des régions du centre et du nord de la Côte d’Ivoire pour aller travailler dans les plantations sous prétexte qu’ils y trouveraient une vie meilleure. Le travail des enfants dans les plantations de cacao ouvre ainsi la porte à la traite d’enfants à l’échelon national et international. Le travail des enfants est imputable à une série de causes profondes, notamment la pauvreté structurelle, l’augmentation de la production de cacao et le manque d’écoles et d’autres infrastructures. Aucune entreprise, aucun gouvernement n’est près d’atteindre l’objectif de la filière qui vise à éliminer le travail des enfants, ni même de respecter les engagements d’une réduction de 70% du travail d’enfants d’ici 2020.

Que dit l'étude de l'université de Tulane :

Selon une étude de l'Université de Tulane de 2015, le nombre d’enfants travaillant dans les plantations de cacao en Afrique de l’Ouest a augmenté au cours des dernières années, malgré l’engagement de l’industrie chocolatière de supprimer cette pratique à l'horizon 2020.

2,26 millions d’enfants entre 5 et 17 ans ont ainsi travaillé dans la culture de cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire entre 2013 et 2014, soit une augmentation de 443 000 enfants en 5 ans. Parmi eux, 90 % effectueraient des travaux dangereux.

Lien vers l'Etude de l'université de Tulance (2015) :

"ENQUÊTE SUR LE TRAVAIL DES ENFANTS DANS LES ZONES DE CULTURES DE CACAO EN AFRIQUE DE L'OUEST".

Changement climatique et intensification de la déforestation

La pauvreté empêche les producteurs d’investir dans leurs fermes.

En conséquence, un grand nombre de cacaoyers se trouvent vieillissants et en mauvais état. Ainsi, les récoltes sont de moins en moins abondantes et la qualité s’en ressent fortement. Les plantes sont affectées de plus en plus par des maladies causées par le changement climatique. Un grand nombre de cacaoyers sont dans un pauvre état, ce qui a comme conséquence de mauvaises récoltes et une baisse de la qualité. L’utilisation irresponsable de pesticides, l’exploitation excessive des terres et les monocultures détruisent aussi l’environnement et réduisent la fertilité des terres

La déforestation liée au cacao s’intensifie en Afrique de l’Ouest.

Pour répondre à la demande croissante en chocolat, de nouvelles cultures de cacao sont créées illégalement, notamment dans les aires protégées des forêts tropicales. Ce phénomène met en danger les habitats naturels des espèces animales et accélère le dérèglement climatique.

 

2. Quels sont les principaux standards relatifs à la filière du cacao équitable ?

Les producteurs peuvent envisager un meilleur avenir

⇒ Les producteurs et productrices s’unissent dans des coopératives transparentes et démocratiques qui les rendent plus forts : leur pouvoir de négociation est plus élevé, ils construisent des liens plus solides avec les acheteurs et gagnent en efficacité.

Ils peuvent faire des acquisitions ensemble et agir collectivement pour le développement social et environnemental de leurs communautés. 

⇒ Le prix minimum Fairtrade (fixé à 2400$/tonne), qui a connu une augmentation de 20% pour le cacao conventionnel depuis le 1ier octobre 2019, joue le rôle de filet de sécurité en cas de chute des cours et apporte de la stabilité aux producteurs. Ce prix minimum est payé par les importateurs directement aux coopératives de producteurs. Comme indiqué, c’est un filet de sécurité, donc les coopératives ne peuvent pas recevoir moins que ce prix minimum garanti mais rien n’empêche que les prix soient négociés au-dessus de ce prix minimum. Lorsque les prix sur le marché mondial dépassent le prix minimum garanti, les producteurs bénéficient au minimum du prix du marché.

⇒ En savoir plus sur la revalorisation du prix minimum garanti

Vous pouvez consulter le prix minimum pour le cacao et la prime de développement sur le site de ⇒Fairtrade International.

⇒ La prime de développement, fixée à 240$ à partir du 1er octobre 2019 par tonne et gérée collectivement au sein des coopératives. Il s'agit d'une somme d'argent supplémentaire, versée en plus du prix d'achat du cacao, destinée à financer des projets collectifs bénéficiant à l'ensemble de la communauté. Elle est distribuée aux coopératives de producteurs qui décident démocratiquement de son utilisation en fonction de leurs besoins et de leurs priorités. La prime de développement peut financer des initiatives locales pour améliorer les conditions de vie des communautés : accès à la santé, à l’éducation, accès à l’eau potable ...

Par exemple, les producteurs perfectionnent la fermentation et le séchage des fèves de cacao, deux étapes fondamentales pour la formation des arômes, ce qui conduit à nouer des relations plus pérennes avec les acheteurs ainsi qu'à l'ouverture de nouveaux marchés grâce à l’augmentation de la qualité. De nombreux producteurs ont demandé à ce que la prime soit utilisée pour remplacer les vieux cacaoyers et investie dans de meilleures installations pour la collecte, le stockage et le transport.

De plus, les coopératives investissent dans des formations pour les producteurs pour leur permettre d’avoir des solutions pour lutter contre le changement climatique.

⇒ En savoir plus

⇒ Depuis le 1er Octobre 2019, la valorisation du cacao bio et équitable est renforcée avec la mise en place d’une prime bio de 300$ par tonne de fèves. Cette prime s’ajoute au prix d’achat (prix du marché ou prix minimum garanti, en fonction duquel est le plus haut) et à la prime de développement

⇒ Le préfinancement à hauteur de 60 % du prix d'achat des fèves à la demande de la coopérative de producteurs.

⇒ Renforcées, grâce à la certification Fairtrade, les organisations de producteurs ont un meilleur accès au crédit et trouvent plus facilement des contacts dans des institutions de microfinance.

La lutte contre le travail des enfants est une priorité

Le mouvement Fairtrade s’engage à lutter contre l’exploitation et la maltraitance des enfants par le biais des standards et des différents programmes mis en place par les réseaux de producteurs. Les exigences du commerce équitable en matière de travail des enfants sont fondées sur les conventions de l’Organisation Internationale du Travail (Convention 182 de l’OIT sur les pires formes de travail des enfants et Convention 138 de l’OIT sur l’âge minimum) et sur la Convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant.

Le commerce équitable interdit l’emploi d’enfants de moins de 15 ans et aucun enfant de moins de 18 ans ne peut être engagé dans un travail dangereux ou compromettant sa santé, son éducation ou son développement. Si la législation nationale fixe un âge minimum plus élevé pour le travail des enfants, alors le commerce équitable exige que les producteurs respectent la législation nationale.

Le respect des standards du commerce équitable est vérifié par FLOCERT, une société indépendante, certifiée ISO, et comprend des audits annoncés et inopinés des organisations de producteurs certifiées et des exploitations de leurs membres. Une violation des droits de l’homme, y compris la traite des êtres humains, le travail forcé ou les pires formes de travail des enfants entraîne la suspension et le retrait immédiat de la certification. Des mesures immédiates seront également mises en œuvre pour protéger l’enfant ou les enfants affectés, en travaillant avec les agences nationales de protection de l’enfance et/ou les organisations de défense des droits de l’enfant afin d’assurer un bien-être à long terme.

Afin de lutter efficacement contre le travail des enfants, Fairtrade mise également sur des programmes de formation, des campagnes d’information et de sensibilisation ainsi que le soutien des familles et des communautés villageoises.

Fortin BLEY

Fortin Bley est secrétaire général de la coopérative de cacao CANN en Côte d’Ivoire et président de Fairtrade West Africa, une antenne du réseau de producteurs africain.

La coopérative CANN est certifiée Fairtrade depuis 2010 et regroupe presque 600 producteurs de cacao. Le but de cette union est le soutien mutuel et le renforcement du poids de négociation. Grâce aux primes Fairtrade, les producteurs de cacao ont réalisé différents projets communautaires. Depuis la certification, non seulement la qualité du cacao des membres de la coopérative s’est améliorée, mais aussi leur qualité de vie.

Les formations dans les communautés portent entre autres sur la prévention du travail des enfants. Au-delà des stricts standards Fairtrade, la coopérative CANN informe les parents sur les dangers du travail pour leurs enfants afin de provoquer un vrai changement des mentalités. La coopérative CANN recense chaque nouveau-né et enfant de la communauté. Cette mesure empêche le recours à des « enfants esclaves » sur les champs sans que quelqu’un s’en aperçoive. Fairtrade travaille ensemble avec des gouvernements ainsi que la société civile afin de renforcer la prévention de l’exploitation des enfants.

"Fairtrade est le seul modèle actuel qui met vraiment l’humain au centre des relations commerciales. Le commerce équitable valorise d’abord les producteurs et met la priorité sur la transparence et la démocratie. Toute l’industrie pourrait apprendre du système Fairtrade"

Des critères environnementaux stricts favorisent une agriculture durable

L'environnement est l'un des piliers essentiels du commerce équitable. Le but est à la fois de préserver les ressources naturelles, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et aussi s’adapter aux effets du changement climatique grâce aux critères des cahiers des charges, aux investissements réalisés via la prime de développement et à des programmes spécifiques :

⇒ Les producteurs et productrices sont encouragés à adapter leurs pratiques pour atténuer l'empreinte écologique des activités agricoles.

⇒ Les intrants naturels sont privilégiés et les pesticides utilisés de façon raisonnée. L'utilisation des substances chimiques les plus dangereuses est interdite, ainsi que le recours aux OGM.

⇒ La conversion à l'agriculture biologique est encouragée à travers une prime spécifique favorisant une stabilisation des écosystèmes face aux changements climatiques.

⇒ Des programmes d’appui, tel le programme Équitédont le réseau de producteurs Fairtrade d’Afrique de l’Ouest (FTA-WA) est partenaire, encouragent les coopératives à travailler avec des ONG ayant des compétences en protection de l’environnement, notamment afin de protéger la biodiversité naturelle et agricole et atténuer le changement climatique.

⇒ Des formations sensibilisent les producteurs et productrices à des thématiques variées, dont la lutte contre le changement climatique, les pratiques agricoles durables.

3. Programmes « Cacao pour l’Afrique de l’Ouest » et « Women’s School of Leadership »

L'initiative « Cacao pour l’Afrique de l’Ouest » lancée en 2015 vise à l’autonomisation et au renforcement des capacités des coopératives de cacao certifiées Fairtrade au Ghana et en Côte d’Ivoire.

Il offre un appui pour la certification des coopératives dans la région pour les aider à comprendre et à mettre en œuvre les cahiers des charges.

Appui stratégique et formations thématiques pour les coopératives

En plus de l'appui de base pour la certification, ce programme apporte un appui stratégique à des coopératives afin de les aider à renforcer leurs capacités organisationnelles, à se préparer à leurs assemblées générales, sur la bonne gouvernance et sur le respect de la législation locale.

Fairtrade Africa dispense une formation thématique annuelle sur des sujets importants, tels que les Systèmes de Gestion Internes, la gouvernance financière, l'engagement des membres et la prévention du travail des enfants. Ces formations sont fournies en fonction des besoins et sont guidées par une solide évaluation des capacités, des compétences et du niveau de professionnalisme de l'organisation de producteurs.

Suivi et Évaluation du Programme

Ce programme se distingue par son suivi pour évaluer l’efficacité et l’impact des interventions. Fairtrade a recueilli en 2018 les données de 41 coopératives et de plus de 600 producteurs au Ghana et en Côte d’Ivoire sur 20 indicateurs d’impact tels que les revenus nets du foyer, les efforts de diversification des revenus promus par les coopératives et l’avis des membres/coopératives sur l’efficacité du programme. Cette étude permet d’évaluer et d’adapter le programme en fonction des retours des coopératives.

La coopérative CAPRESSA, un modèle de commerce équitable en Côte d'Ivoire

Située dans la région de l'Indénié-Djuablin, à l'est de la Côte d’Ivoire, la coopérative CAPRESSA a été fondée le 5 juillet 2003. Elle est certifiée Fairtrade depuis 2011. Ses producteurs et productrices vivent essentiellement du cacao, même si, récemment, pour diversifier leurs revenus, nombreux sont ceux qui se sont mis à cultiver l'hévéa et la noix de cajou.

La coopérative s’est donné comme mission d'accroître le revenu et les potentialités de développement des producteurs. Elle s'est tournée vers la certification Fairtrade afin de bénéficier du prix minimum garanti et de la prime de développement.

Depuis 7 ans, grâce à la prime, un grand nombre d’actions destinées à améliorer la vie des producteurs ont été mises en place :

  • Plan d'épargne pour les producteurs avec l’aide d’un logiciel de gestion.
  • Distribution de matériel et d'outils de travail (bottes, machettes, outils pour la cueillette et pour l’écabossage).
  • Fourniture d’équipements de protection individuelle.
  • Ouverture de l’école de leadership des femmes, un programme innovant qui donne aux femmes toutes les clés dans de nombreux domaines : finance, négociation, prise de décision, ateliers de confiance en soi, sensibilisation sur l’égalité femmes-hommes ou encore sur l’estime de soi.
  • Installation de pompes à eau dans les villages.
  • Distribution d'arbres d’ombrage pour lutter contre la déforestation.

« Les formations m’ont beaucoup aidée. J'ai pu faire connaissance d’autres femmes de la coopérative et les sensibiliser à travers les connaissances que j’avais acquises en termes de confiance en soi ou de droits de l'homme. » Julienne Assoko, coopérative CAPRESSA, Côte d’Ivoire.

Exemple de la Coopérative ACOPAGRO au Pérou

Women’s School of Leadership

La Women School of Leadership a été créée l’année dernière à Abengourou, à l’est de la Côte d’Ivoire. Elle veut permettre aux femmes d’occuper des postes dirigeants dans des coopératives et dans leur propre communauté. Les 20 premiers étudiants sont à présent diplômés.

Les femmes productrices de cacao en Côte d’Ivoire se heurtent à de nombreux obstacles qui les empêchent de diriger leur communauté locale ou leur coopérative. Les plus importants sont : les normes traditionnelles, sociales et culturelles, qui dictent le rôle des femmes dans les communautés, et leur limite l’accès à l’agriculture, à l’information et aux prêts. Il est flagrant de constater que les femmes ont moins de chances d’être propriétaires de terres agricoles : la tradition et le droit à la propriété font que les hommes héritent des terres et non les femmes. Dans la région autour d’Abengourou, les femmes ont 5 à 26 % moins d’occasions de rejoindre une coopérative que les hommes.

Le mouvement Fairtrade a initié ce programme « Women’s School of Leadership » en Côte d’Ivoire pour promouvoir l’égalité des genres et développer leur autonomie personnelle vise aussi à améliorer les chances des femmes dans les communautés agricoles via des formations en finance, négociation et prise de décision. Diplômés à l'issue du programme, 19 femmes et 3 hommes, issus de 7 coopératives ivoiriennes de cacao, sont désormais des ambassadeurs de cette « École du Leadership » : ils partagent leurs connaissances avec leurs communautés et leurs coopératives, soit environ 5 000 personnes. Le modèle a été reproduit en Amérique latine où 109 femmes de 6 organisations au Guatemala ont terminé avec succès leur formation, et une nouvelle école a été créée début 2019 par le réseau Fairtrade de producteurs d’Asie et du Pacifique (NAPP).

Pour en savoir plus :

⇒ Interview avec Julienne Assoko

⇒ The New Queens of Cocoa - Meet the women cocoa farmers growing in courage in the face of adversity in the Ivory Coast

Cultiver le cacao, élever nos voix

25 femmes productrices de cacao ont présenté leurs défis et leurs ambitions dans un court documentaire sur les droits des femmes en Afrique de l’Ouest.

Ce documentaire est particulier, car ce sont ces femmes elles-mêmes qui étaient responsables de la réalisation des images. Elles ont, pour ce faire, reçu une formation vidéo intensive. Elles ont appris les techniques d’entretien, à manier la caméra et les microphones et à écrire des synopsis et à concevoir le montage. Ensuite, elles sont retournées dans leurs villages respectifs pour y tourner leur film.

Le documentaire raconte l’histoire de femmes qui travaillent dur pour cultiver du cacao, sans récolter le fruit – ou si peu – de leur labeur. Elles expliquent pourquoi des prix plus élevés pour le cacao sont nécessaires, de même qu’un accès plus aisé aux pesticides et aux moyens de transport. Elles espèrent jouer un rôle plus actif dans leur coopérative, voire en devenir les directrices.

4. Quelques chiffres sur le chocolat équitable au Luxembourg

Au Luxembourg, le cacao Fairtrade peut être trouvé dans le commerce sous différentes formes. Il existe par exemple du cacao en poudre, du lait chocolaté, des tablettes de chocolat, des céréales au chocolat, diverses sortes de pâtes à tartine, des pralines ou encore un croissant au chocolat Fairtrade.

En 2018, les preneurs de licence luxembourgeois nous ont régalés en introduisant sur le marché des nouveaux produits à base de cacao Fairtrade. Plus de 37% de progression pour le cacao, ceci grâce à l’élargissement de la gamme de glaces biologiques, les produits saisonniers divers offerts pour la saison de Pâques et de Noël, ainsi que les nouvelles viennoiseries qui ont fait fondre plus d’un consommateur !

Le cacao Fairtrade et les produits chocolatés sont disponibles dans les supermarchés, dans les magasins biologiques ou spécialisés, les Boutiques du Monde ou dans le secteur de la gastronomie proposant également une offre de produits à base de cacao issu du commerce équitable.

L’index des produits notre site www.fairtrade.lu permet de trouver des informations plus détaillées.

Et dans le monde

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